Muse – The Second Law

muse

Nouveau, Fantastique. Voilà les deux mots qui résument à la perfection le nouveau bijou du groupe au succès international, Muse.

Après avoir composé l’hymne des Jeux Olympiques de cet été, et produit six albums, Christopher Wolstenholme, Dominic Howard et le leader du groupe, Matt Bellamy, reviennent avec une pépite, trois ans après leur dernier album,  Resistance qui s’est écoulé à plus de 715.000 exemplaires. L’album est disponible sur iTunes depuis le 1 octobre 2012.

Souvent identifiés à Radiohead, les londoniens peuvent se féliciter de cette comparaison. Radiohead a très souvent bouleversé le paysage rock ; il devait forcément y avoir deux/trois groupes qui prendrait son chemin.. Cependant, nous n’en connaissons qu’un, et pas des moindres.

Au début de l’été, le groupe publiait un trailer sur sa page Facebook;  La vidéo se présentait sous forme de journal télévisé futuriste accompagné d’une bande son pour le moins dubstep. Certains détracteurs ont crié à l’opportunisme. La question n’est pas là : opportuniste ou pas, il faut bien admettre que ce n’est pas le genre musical dont Muse nous avait habitué.

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La chanson présente dans la vidéo est Unsustainable, un chef d’oeuvre. Puissante et originale, elle allie parfaitement dubstep et symphonie. C’est un titre instrumental sur lequel on entend quelques vocalises du chanteur Matthew Bellamy. La piste, plus électronique que rock, a été inspirée par un concert de Skrillex. Le batteur, Howard, a déclaré dans une interview pour le magazine britannique NME :

«On est allé voir Skrillex en octobre. On s’est dit : « c’est tellement heavy, on adore ». C’était comme un concert de métal. Il y avait des cercles de la mort, les gens bougeaient. Je n’avais jamais vu une telle réaction pour de la musique électronique auparavant. On s’en est inspiré et cela a donné la chanson « Unsustainable » »

Et nous, on ne peut qu’approuver cet effet « heavy ».

Muse se renouvelle toujours et encore plus à chaque album en apportant sa touche musicale, aidé par les envolées lyriques de Bellamy, pour le plus grand bonheur de nos oreilles!

Dans cet album, nous retrouvons du Led Zeppelin avec le titre Supremacy, qui n’est pas sans rappeler le mythique Kashmir. On retrouve aussi un peu de Queen sur le solo de guitare de Madness. Panic Station arrive ensuite. Sur ce titre, on pourrait presque danser le moon-walk tant les sonorités nous rappellent les premiers tubes de Michael Jackson. Le riff des basses, encore une fois, nous renvoie à Queen, et au fameux Another One Bites The Dust.

Rares sont les bémols sur cet opus. On note tout de même l’inutilité du morceau Prelude, qui dure un peu moins d’une minute, soit 57 secondes. Tout juste nécessaire pour aller chercher du chocolat et revenir s’asseoir sur le canapé. On se croirait presque dans un Disney en écoutant ce titre.

Freddie possède définitivement cet album : l’influence Mercuryenne est également présente sur Survival (hymne des J.O ndlr), qui nous ramène au Bohemian Rhapsody. L’éloquence majestueuse du son remplit le spectre sonore d’un choeur mixte. L’alternance entre les solos de guitare et les voix qui touchent les nuages est réussie. Le clip est d’ailleurs, tout aussi spectaculaire.

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suis moi, tu peux me suivre…

C’est au tour de Follow Me de faire son entrée. Depeche Mode est sans doute passé par la : le début de ce morceau fait très « All i ever wanted, all i ever needed is heeeeeeere, in my aaaaaarms ». Mais la dubstep, nouveau joujou de Muse revient à grand pas.

Animal, le septième titre de l’album nous ramène aux débuts du groupe : une basse et une batterie très présente, tout comme les goûts de Bellamy, amoureux des harmonies de guitare légèrement hispanistes. Un morceau très « humain ».

S’en suit la balade Explorers, qui manque un peu de vie. Bien que la production soit propre, c’est une de ces chansons pour lesquelles ont a du mal à accrocher. Cela dit, elle serait parfaite pour le générique de fin d’une comédie à l’eau de rose américaine.

Big Freeze emprunte un peu trop aux irlandais U2. On ne peut pas leur en vouloir, le morceau est génial. Save Me débarque en conquérant, avec pour interprète, non pas Matt Bellamy, mais Chris Wolstenholme, le bassiste du groupe, ce qui apporte un peu de fraîcheur et aère l’album. Wolstenholme pose aussi sa voix dans le très darky Liquid State, le morceau le plus rythmé mais aussi le plus sombre et mystérieux de cet opus.

En onzième et avant-dernière position, on retrouve Insustainable, morceau qui, je crois, n’a plus besoin d’être présenté.

L’album se clôt sur Isolated System. On pourrait presque penser qu’Hans Zimmer a composé le titre. Un morceau des plus brillant, mais qui n’est pas dans la lignée de l’album, tout comme Insustainable. 

Ces morceaux sont des ovnis dans cet opus, mais quels ovnis! Ils apportent une touche de chaos pas dérangeante et assez plaisante.

La dernière remarque négative que l’on pourrait faire, c’est l’ordre des chansons. On dirait que le groupe a mit le mode aléatoire sur cet album. On passe sans cesse du coq à l’âne, il n’y a pas d’ordre.

Malgré quelque petits bémols, Muse nous surprend encore.

MUSE SERA EN CONCERT EN FRANCE AUX DATES ET LIEUX SUIVANTS:

  • 21 juin 2013, Stade de France, Paris
  • 22 juin 2013, Stade de France, Paris
  • 26 juin 2013, Stade Charles Ehrmann, Nice
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