Rencontre avec Pendentif

Pendentif

Pendentif, un nom original, pour un bijou aimé par les femmes. Tel est le nom de ce groupe bordelais. De la pop anglo-saxophone chanté en français, un mélange de bulle pop audacieuse à mi-chemin entre Sébastien Tellier et MGMT. Leur premier EP sorti depuis 2011 se nomme La Bulle Sonore, cinq petits bijoux de pop gracieuse, décomplexés par leur langue natale, là ou la plupart des groupes chantent dans la langue Shakespearienne, eux, ils se démarquent dans ce quatre titres touchant, moderne voir rempli de charme. Un bijou rigolo, rétro, joyeux, loin d’être bling-bling, un groupe à suivre de près cette année. Après God Save la France, leur dernier titre s’intitule Jerricane, un petit joyau à écouter sans modération.

 

 

Interview :

 

 

  • Bonjour Pendentif, une petite présentation du groupe pour ceux qui ne vous connaissent pas encore ?

Pendentif est un groupe de pop française qui existe depuis 2010, on a sorti un EP en 2011 et enchaîné une cinquantaine de concerts. Nous sommes 5 : Cindy (chant), Benoit (guitare/chant), Mathieu (basse/choeurs), Ariel (clavier/guitare/chant) et Jonathan (batterie/choeurs).

  • Parlez-nous de votre parcours depuis la création du groupe, vos débuts…

On est surtout une bande de potes à la base, on s’est retrouvé sur ce projet à un moment où certains d’entre nous avaient arrêté leur précédant groupe. On a proposé à Cindy (qui n’avait jamais chanté !) de venir faire des essais sur une chanson que l’on avait composée sans but précis, et on a tout de suite était impressionnés par la façon dont sa voix collait et révélait l’univers de celle-ci, le morceau s’appelait Pendentif, le groupe était donc né.

En 2011, Nous avons sortis un 1er Ep 4 titres en vinyle 45t avec un label d’Avignon qui s’appelle la Bulle Sonore, on a eu d’excellents retours sur les blogs spécialisés en France et un peu partout en Europe, cela nous à permis d’aller au Printemps de Bourges, de trouver un éditeur, enfin de lancer vraiment le groupe.

Nous avons commencé alors à jouer dans toute la France, notamment aux Francofolies de la Rochelle, à la Cigale en première partie de The Bewitched Hands, une petite tournée au Québec, et beaucoup de clubs en compagnie de groupes comme François and the Atlas Mountain, Lescop, Mustang

On a beaucoup travaillé notre live pendant cette période afin d’avoir plus d’assurance sur scène et donc encore plus de plaisir.

Parallèlement nous avons cherché un réalisateur pour concevoir notre album et nous avons rencontré Antoine Gaillet qui a notamment travaillé avec Herman Dune, M83. S’en est suivi une première session d’enregistrement en janvier 2012, ou nous avons enregistré quelques titres et fait connaissance avec lui, de cette session est sorti le single Jerricane. Puis nous sommes retourné à la maison afin de composer une dizaine de nouveaux titres.

Chez nous on travaille surtout sur ordi en faisant tourner les projets les uns chez les autres.

Notre bassiste Mathieu c’est également mis à composer, il a apporté des nouveaux morceaux avec une approche un peu différente de ce que l’on faisait jusqu’à présent, des morceaux plus minimaux, plus groggy, basé sur la basse et la rythmique, on teste actuellement ces nouveaux morceaux sur scène et ça marche bien, c’est beaucoup plus dansant, cela fait plus appel au corps et ils complètent bien nos anciens morceaux.

Nous sommes donc retourné en studio début septembre 2012 pour une session de 15 jours avec Antoine gaillet pour enregistrer ces titres. Ils sont plus urbains au niveau des thèmes abordés et plus sexy aussi car certains titres on été composés spécialement pour notre chanteuse Cindy.

  • Racontez nous votre histoire, vos anecdotes, votre expérience de la scène, ect…

Cet été nous avons sorti un single « Jerricane » avec son clip.

On a fait ce clip en petit comité avec juste un photographe Steven Monteau  et nous, il est venu avec son Canon 5D et un réflecteur, il avait repéré quelques lieux dans la banlieue bordelaise via Google Earth. Ce qui est marrant dans ce clip c’est qu’il y’a une ambiance très plage alors que tout a été réalisé dans des anciennes carrières en périphérie de l’aéroport et une usine chimique désaffectée. Nous avions fait une liste d’accessoires récupérés chez nous, acheté quelques pétards, et les actions ont été définies de manière instinctive en arrivant sur les lieux. Cela nous correspond bien car on a grandi dans des quartiers périurbains où tu te construis ton univers, ton terrain de jeu avec les moyens du bord.

A l’époque on transformait le centre commercial du coin en skate Park, là on  s’est servi de ces lieux pour mettre en scène notre musique. Ce morceau part d’un jeu de mot peu bête « le Sahara ça sert à rien » qui est un pied de nez aux groupes de pop qui jouent beaucoup avec l’univers du désert pour donner de la profondeur à leur musique. Et en effet pas besoin de prendre l’avion pour aller au Maroc, en resserrant un peu le cadre derrière l’aéroport on y était déjà.

Sur scène nous avons autant été marqué par les concerts dans des grandes salles comme dernièrement à l’Olympia où il y a un peu plus de pression que par les concerts dans les petits clubs où on se lâche plus et où ça part plus en vrille.

  • Avez-vous des influences dans le groupe qui se ressentent, pour vous, dans votre musique ?

On ne s’attache pas à un style de musique particulier, on compose la musique suivant nos envies du moment. Là on vient de se faire remixer par Jérôme Echenoz alias Tacteel pour une version hip hop/électro de Jerricane, ce qui est très loin du style surf rock d’un titre comme Riviera par exemple. Ce qui fait le lien entre tout nos morceaux se sont nos voix et notre façon de chanter collective.

En tout cas ce qui est sûr c’est qu’on aime les mélodies, les refrains catchy.

Le format pop c’est tout dire en 3 minutes de façon concise, légère et dansante. Il faut que ça coule, que ça soit naturel, il ne faut pas que l’auditeur se sente enfermé par les mots comme quand on écoute une chanson en anglais. Les textes doivent permettre de se laisser aller au groove et de se créer sa propre histoire.

On aime autant la variété française de Gainsbourg à Chamfort en passant Polnareff que des groupes comme LCD Sound System, Real Estate ou Toro y Moi.

  • Quelles rencontres ont été marquantes pour vous ?

Notre éditeur Strictly confidential qui ont été les premiers à croire en nous, les premières parties avec Catherine Ringer, très émouvant.

L’interview croisé avec Breton au festival Garorock, La Grande Sophie à l’Olympia ,les dates partagés avec Cracbooms, Mustang, Lescop, François and the Atlas Mountain, Les filles et les Garçons, Superets.

  • Quels sont vos coups de cœurs musicaux l’année 2012 ?

Mac Demarco, qui nous rappelle un peu Pavement que l’on a toujours adoré.

  • Vous venez de bordeaux, comme les Kid Bombardos, question insolite, quel est votre vin favori à chacun dans le groupe ?

Cindy boit du Rosé (la honte), mais elle apprécie le Clairet. Jo ne boit pas, et les 3 autres sont des amateurs de bons vins rouges (Médoc et Saint-Emilion en tête)

  • Des projets pour cette année ?

 Encore des concerts, la sortie d’un maxi avec des clips au printemps, un petit retour en studio et un album pour l’automne.

Remerciement au groupe d’avoir pris le temps avec gentillesse de répondre à nos questions.

 

EP La Bulle Sonore  ◊ Sortie depuis le 11 mai 2011                                                                      Single Jerricane ◊ Sortie depuis le 3 juillet 2012

 Site Officiel : http://www.pendentifmusic.com

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