Rencontre avec Léa Solex

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Petite rencontre du dimanche, voici Léa Solex, une belle découverte du festival Beauregard de l’été 2012. Sa voix nous rappellent forcément celle de l’artiste Américaine Alela Diane, malgré tout, elle nous présente un univers personnel et très prometteur. Au même titre que Superpoze, Léa a été gagnante ex-aequo du dernier tremplin AÖC du Cargö. Une belle rencontre de la scène dynamique normande. La jeune Normando-Bretonne (née à Cherbourg) se prête donc avec gentillesse au jeu de l’interview.

 

  • Hello, est-ce que tu pourrais te présenter pour ceux qui ne te connaissent pas encore?

Si je devais n’utiliser qu’un mot, je dirais que je suis une passionnée. Je refuse de persévérer dans quelque chose qui ne me fait pas vibrer.
Mes grandes passions sont la musique et les langues étrangères. 
Avant de ne faire que de la musique j’ai été étudiante en langues (espagnol, grec moderne et norvégien), j’ai été projectionniste dans un cinéma d’art et essaie, donné des cours de voile, bossé dans un bar en Espagne. J’ai même été interprète sur des chantiers.
Un jour j’ai rencontré quelqu’un qui m’a confié que sa vie était comme une structure de Lego instable. J’ai trouvé cette image belle, et quand je regarde derrière moi je vois mon parcours comme une structure de Lego avec des pièces aux couleurs variées et aux formes différentes. 
C’est complètement biscornu, mais ça me plait. J’aime le bizarre et le risque. Le lisse m’ennuie.

  • Parle nous un peu de toi, ton univers, tes influences…

Dans la musique comme dans la vie, le lisse m’ennuie. 
On me demande souvent à quel style musical j’appartiens, et je ne sais jamais vraiment quoi répondre. Je ne pense pas que « Léa Solex » rentre uniquement dans la case « folk ». 
Ca s’en rapproche le plus, c’est vrai, mais ça dépend des émotions, du vécu, de l’instrument de musique que je vais avoir dans les mains au moment où je crée. 
Je compose avec ce que je trouve, que ça soit une guitare, un omnichord, un accordéon ou un piano… Je m’ennuierais si je ne me cantonnais qu’à un seul instrument, et j’aurais laissé tombé la musique depuis longtemps. Ma nouvelle lubie, c’est la scie musicale, je passe mon temps à en jouer et la transporte toujours avec moi où que j’aille.
Le mélange des sons bruts et des sons électronique à la « Cocorosie » me fascine.

  • Tu as joué à Beauregard l’été dernier, c’était comment ?

Beauregard, c’était ma première grosse scène sur un festival de cette ampleur, alors évidement, c’était impressionnant. A cette époque, je jouais avec Mirabelle Gilis et Leander Lyons.
On s’était rencontrés un mois auparavant sur Paris, au printemps de Ménilmontant où je jouais sur la grande scène. 
Ca a été une rencontre coup de coeur et on a décidé de faire de la musique ensemble.  
On jouait les premiers, ils ont ouvert les portes du festival avec du retard, le terrain était embourbé, il pleuvait des cordes et ce que je peux dire, c’est que les personnes qui étaient là avaient le mérite d’être motivés ! J’en garde un très bon souvenir. 
C’est une époque assez nostalgique car Leander est parti s’installer à Londres et Mirabelle à Istanbul tandis que je continue mon bonhomme de chemin sur Paris. Par contre, à chaque fois qu’on se revoit, on joue ensemble et c’est toujours un plaisir.

  • Tu viens toi aussi de la scène normande, comment tu expliquerais ce dynamisme constant de groupe ?

Je vois un peu la scène caennaise comme un mécanisme qui s’élance et qui prend de la vitesse. Sa vitesse entraine son accélération, etc…
C’est vrai qu’on en entend de plus en plus parler. 
Je pense que les grosses structures comme le CARGÖ y sont pour beaucoup.

Ils proposent de nombreux services aux groupes régionaux afin de mener leurs projets à bien. La Normandie est une terre un peu mystique comme celle de la Bretagne (il ne faut pas oublier qu’à la base je viens du Morbihan). Sa brume et la proximité de la mer font peut être qu’on a envie de mettre du soleil dans nos vies en la coloriant de musique.
J’ai beaucoup déménagé et n’ai pas vraiment vécu longtemps à Caen. C’est d’ailleurs la ville où j’ai le moins vécu, mais il se trouve que c’est la ville où je me suis faite repérer.

Pour être honnête, avant de faire mon 1er concert à Caen je ne connaissais personne de la scène caennaise. 
Je vois aussi qu’on parle toujours des mêmes groupes caennais aussi bien à la radio que sur internet. Je trouve que l’on n’entend pas assez parler d’autres groupes. Et pourtant, on devrait !

Je pense par exemple à Brent Spar ou à Gablé… Brent Spar, c’est une personnalité incroyable à découvrir avec une voix à la Tom Waits. 
Il y a aussi Gablé. Alors là, c’est un peu comme une bombe atomique d’énergie positive. C’est aussi une de mes plus grosse claques en concert.

Mais peut être que le secret de la scène caennaise se trouve dans la potion magique des irréductibles gaulois… Qui sait…

  • Tu as des projets pour cette année ?

Continuer dans la musique, ne rien lâcher.

Ce qui serait vraiment génial, ça serait de trouver un tourneur.
Et puis il y a d’autres projets que j’ai en tête, comme me remettre au théâtre, écrire les quelques contes que j’ai dans la tête depuis longtemps… 
Passer mon permis !

  • Quel est ton artiste préféré(e) ? Ton album que tu écoutes tout le temps ?

J’écoute de tout, en passant du classique au dub step. Je pense qu’il y a du bon partout et qu’il faut juste savoir tendre la bonne oreille au bon endroit. 
Mais si je devais choisir un artiste que je respecte particulièrement et un album qui me fasse vibrer en dedans, alors je dirais « Smokey Rolls Down Thunder Canyon » de Devendra Banhart.
Ceci dit, ça serait un crime de ne pas mentionner « Close to paradise » de Patrick Watson, mon album fétiche pour  accompagner le café du matin.

  • Un petit mot pour la fin ?

Merci de m’avoir proposé de me prêter au jeu de l’interview ! 
Et si un tourneur est intéressé pour travailler avec quelqu’un de mobile et de passionné, alors qu’il me fasse signe.

Que l’aventure continue !

Pour suivre Léa Solex : 


Noomiz : http://www.noomiz.com/leasolex

Facebook : http://www.facebook.com/lea.solex.music

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