Phoenix – Bankrupt!

Le printemps arrive à grands pas en apportant une forte éclosion d’albums pop. Tandis que de l’autre côté de la manche on patiente durement pour le troisième Vampire WeekendPhoenix nous pond Bankrupt !,  quatre ans après leur chef-d’œuvre nommé Wolfgang Amadeus Phoenix. Récolteront-ils les mêmes faveurs ? Analyse.

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   Les quatre versaillais, guidés par la voix de Thomas Mars,  ouvrent dignement l’album avec Entertainment,  premier single symbolisant  tout le fruit de leur travail ces dernières années. Avec des airs asiatiques dès les premières notes, on espère donc voir Phoenix s’expérimenter sur une nouvelle branche musicale. Et bien non.  Les morceaux détiennent continuellement un parfum similaire, à croire que l’album ne contient qu’un titre de quarante minutes. Les titres sentent le réchauffé, comme si les moissons persistaient à garder la même contenance à chaque sortie de terre. Cet album est un arbre à synthé ! Le titre éponyme, qui signifie faillite en français, porte bien son nom. Aromatisé à l’éclectisme, nos frenchies  nous offre une intro de cinq minutes pour seulement deux minutes de chant. À croire que le soleil américain leur a tapé sur la tête.  Les uniques agréables balades de ce sixième opus sont à mettre à l’édifice de SOS IN Bel Air et Trying To Be Cool qui laissent flâner nos esprits vers un monde so dance, so années 80, too electro. Malheureusement les autres floraisons fanent rapidement notre envie d’écoute.  Le plus épineux est encore Drakkar Noir qui est sans doute la piste la plus représentative de cet abus de synthés asiatiques.  Don’t, qui est une pâle copie de Lisztomania, dès les premiers rythmes de batterie, est rempli de pépins. Malgré tout, nous avons le droit à un nouveau germe de Phoenix avec le titre Chloroform et ses sonorités très R’n’B. Le panier garni de la pochette, contenant des saveurs musicales semblables s’achève sur une touche fleurie : Oblique City  rassure les fans qui ont vu leur groupe ratissé un jardin déjà trop entretenu.

 Bankrupt ! est la banqueroute de notre quatuor pop, le goût de répétition est trop présent dans cet opus. En espérant des jours plus beaux, vous pourrez applaudir Phoenix dans les festivals de Musillac le 13 juillet et de Rock en Seine le 24 aout.

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À propos de felisk

le champ lexical est un enclos bien garni

Un commentaire

  1. Cyrille

    merci pour cet avis representatif

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