Rencontre avec Blackfeet Revolution

Dans un café situé dans le quartier de la Bastille, nous sommes allés à la rencontre d’un duo de soldats qui bombarde depuis quelques années les scènes françaises. Avec pour uniques armes une guitare et une batterie, Blackfeet Revolution sont les derniers canonniers parisiens.  Autant pour la composition du groupe que pour leur son grunge, les influences du groupe ressortent: les Black Keys et les White Stripes. Partant à l’assaut du monde musical, ils rangèrent les armes lorsqu’on décida de les mitrailler de questions.

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Antony Chardon

  Pour débuter, comment avez-vous formé Blackfeet Révolution ? Et comment ont-été vos débuts ?

Benoit : On s’est rencontrés au lycée où on jouait déjà de la musique ensemble : on faisait des répètes avec quarante potes en train de fumer, pleins de petits concerts avec d’autres groupes même si Blackfeet a toujours été à deux et c’était vraiment cool. On s’est formés sur le tas enfaite et c’est après le lycée qu’on s’est dit qu’on pourrait vivre de notre musique.

Fred : On faisait déjà de la musique avant de se rencontrer, moi quand j’étais gosse, je tapais sur des boîtes à chaussures, puis mes parents ont décidé d’acheter une batterie. Quand on s’est rencontrés on avait donc déjà un petit niveau mais c’est surtout la complicité qui a joué. On obtient toujours un truc plus chaleureux quand il y a une bonne ambiance au sein du groupe.

Benoit : C’est comme partout. Prenez le foot par exemple. Le FC Barcelone, ils jouent ensemble depuis tous petits et on sent la complicité alors que des clubs empilent les talents sans y arriver.

•  Vous n’êtes que deux, et vous produisez du garage, un peu comme les White Stripes et les Black Keys. Ont-ils été des grosses influences pour vos deux premiers EP autant sur le plan musical que sur la composition du groupe ? 

Benoit : Bien sûr ! Quand tu regardes ces groupes tu te dis que la musique à deux est possible. À première vue, tu te dis que ça a l’air simple alors que non. La phase très importante après c’est de savoir bien produire un disque et les White Stripes et les Black Keys ont prouvé, qu’à deux, on pouvait faire un son très grunge.

 Pourquoi ce nom « Blackfeet Révolution » ? Il existe déjà beaucoup de groupes avec le mot « black » ou le mot « révolution ». Y’aurait-il encore des références ?

Benoit : Dans le nom on voulait montrer qu’on était indépendant et qu’on s’autoproduisait depuis le début avec le mot « Révolution. »

Fred : Il ne faut pas oublier l’allusion aux Beatles aussi avec leur morceau. Au tout début, tu voulais qu’on s’appelle Révolution mais c’était un peu court, prétentieux et cliché.

Benoit : Oui et donc avec le terme Blackfeet on a voulu montrer le côté tribu car même si on est que deux sur scène, derrière nous il y a du monde, on est une vraie famille.

Fred : Pour le point culturel, on est un groupe très Arte tu vois, Blackfeet c’est aussi le nom d’une tribu indienne d’Amérique du Nord, et ça nous a vraiment fait tripper.

Qui écrit entre vous deux et de quoi vos chansons traitent-elles ? 

Benoit : On a toujours fait ça à deux, depuis le début, maintenant on a trouvé l’équilibre, parfois il donne les idées puis je les transforme sur ma guitare avec des riffs, ça dépend, on écrit surtout durant les répétitions.

Fred : nos chansons parlent des sujets de tous les jours, de ce qui nous entoure, de l’amour. On n’a pas vraiment la volonté de faire des textes très philosophiques et de donner des leçons. Pour donner des leçons faut déjà être d’accord avec soi-même puis on n’est personne pour donner des leçons. Mais sinon nos chansons partent souvent d’un délire de la veille.

  Pourquoi avoir choisi d’écrire en anglais ?

Fred: On ne voulait pas écrire en français honnêtement. On n’est pas passionné par le rock français, on écoute beaucoup plus de rock américain et anglais hormis deux trois groupes comme No One Is Innocent ou Téléphone mais Téléphone c’est vieux. On n’a jamais été tenté même si on pense que c’est bien d’écrire en français mais pour l’instant on leur laisse. Mais après on ne ferme pas la porte pour l’écriture française. Peut-être que dans quatre ans, on écrira en français !

  Vous êtes un groupe de scène et vous l’avez prouvé par l’énergie que vous dépensez dessus. Quelle aura été votre plus beau souvenir depuis votre première tournée ? 

Benoit : Le jour où on a été payés ! (rires)

Fred : La première date que j’ai vraiment adorée c’était le Bus Palladium il y a 3 ans puis après ça s’est vite ressemblé. Il y aussi une soirée par OÜI FM avec la Sabotage Party, on est monté sur scène à deux heures du mat’, tout le monde était déchiré, c’était vraiment fou.

Benoit : Moi c’était le Bataclan. C’est une salle devant laquelle je passais tous les jours car j’habite juste à côté et le matin en sortant de chez moi je me suis dit : ce soir, je joue ici ! C’est comme un rêve de gosse qui se réalise.

•  On vous a vus participer à divers évènements comme le concert secret avec BIM BAM BOUM ou encore la première partie de Royal Republic pour le festival bring The noise. Racontez-nous ces 2 évènements.

Fred : Moi ce que j’ai préféré c’était la première partie de Royal Republic au divan du monde, l’ambiance était ouf, même si les gens venaient pas pour nous, ça bougeait vraiment bien ! Un très bon souvenir de live pour la dernière de notre tournée 2012.

Benoit : le concert secret BIM BAM BOUM, qui a pour principe de faire des attentats musicaux, c’était à mourir de rire. Avec des mecs à poils et les flics qui arrivaient, dans la cave c’était phénoménal. En réalité le gars avait chopé une clé et produit le concert illégalement dans la cave d’une personne qui n’était pas au courant.    

   Petit Quizz : Votre chanson préférée ? 

Benoit : Aujourd’hui, je te dis une chanson d’AC/DC, Hell ain’t a bad place to be.

Fred : Moi c’est une chanson de Miles Kane, son dernier single : Give up et la chanson My number de Foals.

Votre film préféré ?

Fred : Moi c’est Pulp Fiction, ça a toujours été celui-là.

Benoit : Franchement Django est vraiment bien même si la fin est un peu longue mais c’est Tarantino on lui pardonne tout. Boulevard de la mort est carrément cliché mais avec Tarantino c’est toujours un super divertissement : ça se prend au sérieux mais en même temps non.

  L’artiste avec qui vous rêvez de jouer ?

Fred: The Kills ou les Black Rebel Motorcycle Club, Dead Weather aussi.

Benoit: Nous on est très fan de tout ce que fait Jack White ici donc moi ce serait les Raconteurs.

Fred : Et les Beastie Boys !

•  Que préparez-vous pour un futur proche et à quand le premier album ?

Benoit : Beaucoup, beaucoup de choses. Déjà on prépare un EP acoustique donc ça sera très différent des précédents, un live de quatre chansons et toutes les nouvelles dates de la prochaine tournée. Et puis aussi quelques clips !

Fred : L’album ? Un jour.  Il sortira mais il faut le faire au bon moment quand tu as envie de le faire à fond.  Il faut se faire encore un peu connaitre pour sortir un album.

Benoit : On est qu’au début de la conquête du monde, avec une batterie et une guitare ! (rires)

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le champ lexical est un enclos bien garni

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