Fidlar – FIDLAR

À l’heure où les chevaux s’abattent dans nos assiettes, on entend encore des airs galopants de l’autre côté de l’Atlantique. Dans l’enclos de San Francisco naissent des multitudes poulains musicaux sur lesquelles il faudra miser pour l’avenir.  Tels des chevaliers du punk, FIDLAR, en chef de troupe, nous entraînent dans le Moyen Âge musical mais avec modernité. Ces jeunes cavaliers contredisent, avec leur premier album éponyme, les discours de tes parents évoquant la mort du punk à la fin des années soixante-dix. Punk’s dead ? Peut-être, mais ce pur-sang d’album vous sert une manière nouvelle du genre dans vos assiettes. À table !

Fidlar

Fidlar

   FILDAR? Mais qu’est-ce que ça signifie? Fuck It, Dog. Life’s A Risk. Autant incompréhensible que délirant, cet acronyme résume bien le style fougueux de la vie de ces quatre californiens. Chic & Choc. Soufflant sur les braises de Sid Vicious lorsqu’il témoigne que la première scène a eu lieu après seulement deux répètes,  Zac Carper et sa horde mènent une vie bestiale avec pour seuls mots d’ordre : Skate, Drugs and Rock’n’roll. Et ces fièvres de jeunesse rugissent tout au long de cet album férocement produit. Ouvrant l’album, Cheap Bear, en fait la parfaite représentation avec son hymne « I drink cheap beer, so what? Fuck you ! »  tandis que Cocaïne conclut l’opus avec une reprise de TJ Arnall.  Entre-temps, les rythmes indomptables de Max can’t surf exciteront vos têtes durant deux minutes trente.  Morceaux courts, bruyants et provocateurs, rien ni personne ne semble pouvoir contredire le retour du punk animal avec cette savane de chants de fauves. Autrefois entrepris par les Ramones et les Sex Pistols de nos parents, ce cactus se démarquent de la faune sonore contrôlée par la (trop) gentille pop ces dernières années. Tout en affirmant la patte de leurs ancêtres, les quatre rebelles à la crinière aux vents se démarquent avec une variété de styles : LDA ressemble à une promenade inédite abandonnée par les  Ramones,  5 to 9 crée le punk sauvagement acoustique et Black Out Stout pourrait servir de bande son durant une course-poursuite pour le prochain Tarantino.  Et FIDLAR ne le doit à aucun fauve tournant autour d’eux. Do it yourself comme en témoigne leur pochette menée de collage.  Ayant enregistré à domicile pour garder un aspect bordéliquement grunge et une figure d’indépendant, les skateurs brutaux ont tout produit eux-mêmes. Leur unique but étant de faire transpirer les foules lors de concerts remplis d’énergies animale, ils se définiront très précisément : « Fidlar, c’est du punk un peu crétin, moins corporel que cérébrale. On aime, au moins le temps d’un pogo, avant de se faire remettre les idées en place par une évidence: les plus courtes sont les meilleures. »

 

   Avec ce premier album, les jeunes américains accéléreront le cœur du papa, qui se remémora sa jeunesse junkie ainsi que de son fils qui pourra rêver d’une seconde génération de rebelles avec ce guide de survie. Tous en selle pour ce safari musical à travers la brousse mélodieusement no future. 

Fidlar - FIDLAR4 Février 2013, Wichita Recording

Fidlar – FIDLAR
4 Février 2013, Wichita Recording

Facebook

Publicités

À propos de felisk

le champ lexical est un enclos bien garni

Un commentaire

  1. YES ! Ce groupe est très très bon ! Bonne actu musique !

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :