Interview de The Death Set

De l’autre côté du globe, se cache une bande de rebelle nommé The Death Set. Sans foi, ni loi, les Australiens cavalent sur notre sphère sans répit. Mais avec brio. Un son très brouillon et mélodieux, ils savent faire. Oui, Death Set peut réunir l’impossible. Avec vivacité, liberté et franchise, ils se livrent exclusivement à notre site. Prêts pour un tour du monde à bord du bolide punk? Décollage de la terre des Kangourous, arrivé Paris Orly.

  • Je vous remercie Johnny Sietra d’accorder une interview pour La Boite à Musique Indé. Johnny, vous qui êtes le plus vieux membre, pouvez nous raconter comment vous avez formé les Death Set ? Devenir musicien était-il un rêve d’enfant ?

J’ai toujours voulu être un musicien, je ne savais juste pas comment. J’ai fais une excursion avec le groupe de Brooklyn Japanther pour réaliser que nous pouvions le faire nous même. Nous n’avions besoin de la permission de personne. Cet esprit n’était pas aussi répandu en Australie mais voir de nos propres yeux d’autres groupes le faire fut très inspirant. Et puis classique bricolage, merde!

  • Pourquoi avoir choisi le nom « Death Set » ? Que symbolise-t-il ?

A nos débuts, c’était juste un nom ridicule qui rappelait les crews dans le hip-hop mais tout en plaisantant, c’était devenu le contraire, à la limite du mignon. Puis les temps ont changé et je vois de nombreux sens cachés désormais, des sens par rapport notre destin sur cette planète. La mort est sans doute le seul point que tout le monde a en commun.

  • On sait que vous allez produire des musiques avec Steve Aoki et que vous appréciez les Bloody Beetroots mais tout ça est de l’électro, que l’on sent par ailleurs un peu dans vos morceaux. Qu’en est-il de l’influence rock ? Etes-vous les fils des Sex Pistols ?

(rires) Alors je vais devoir m’arrêter sur la plupart de ce que vous avez dit. Nous enregistrons et publions un EP sur le label de Steve Aoki: DIM MAK. Mais il n’est pas prévu que nous travaillons avec lui pour le moment. Il nous supporte, c’est vraiment un bon gars. On aime vraiment le hardcore des années 80 comme  Minor Threat, Bad Brains, Angry Samoans jusqu’à l’âge d’or du Hip hop porté par Gravediggaz, Biggy et toutes sortes d’électro. Je suis loin d’être le fils des Sex Pistols, je suis content d’être le fils de ma mère!

  • Qui écrit entre vous et de quoi vos chansons traitent-elles ?

Nous deux, Dan et moi. Je pense que beaucoup de nos chansons traient de luttes, la plupart sont personnelles puis on les adapte de façon positives. Mais certaines sont juste pour faire le bordel dehors!

  • On vous a vu en France au Cabaret Vert en 2011, où vous avez sorti une prestation énergique mais qu’en est-il des concerts au quatre coins du monde ? Quel est votre meilleur souvenir et quel pays a le meilleur public ?

Mmhh, de nombreux sont à comparer depuis le début mais nous préférons les petits concerts qui demeurent totalement fous. Récemment, un souvenir totalement énorme était à Thomas Winters (Busy P’s brother)  Gallery Le Salon (Atelier Galerie) dans Paris. L’endroit était minuscule mais les vibrations étaient justes incroyables. J’apprécie vraiment jouer dans les grands festivals européens aussi même si j’étais pétrifié de commencer. J’adore la côte Est des USA et la France plus personnellement.

  • Lorsque vous avez perdu votre meilleur ami Beau Velasco, qui était un formidable musicien, comment était la situation ?

Beau nous a inspiré mais c’est passé. Nous avons continuer parce que nous le devions. Nous lui avons rendu hommage dans cette chanson:

  • Pourquoi enregistrez-vous des pistes durant que quelques secondes comme  I Wanna Take This Tape And Blow Up Ya Fuckin Stereo  ou encore  Kittens Inspired By Kittens  ?

Nous apprécions les petits intermèdes entre les chansons. Nous faisons la même chose durant nos concerts. J’aime les collages audio qui ne devrait pas donner un sens mais le fait tout de même.

  • Qui est Michel Poiccard et pouvez-vous nous en dire plus sur cette pochette abstraite?

Michel Poiccard est un anti-héro de A bout de souffle, un film de la nouvelle vague française dans les années 60. Nous avons appréciez les techniques cinématographiques et ses coupages. Jean-Luc Godard et moi avons touvé une analogie avec notre musique. La pochette a été faite par le très talenteux  Nolen Strals.

  • Nous avons vu le punk renaitre avec Fidlar, pensez-vous que le punk est mort ou pas?

Nous ne sommes pas punk. Nous sommes nous. Et je suis heureux que nous soyons toujours en vie.

  • Enfin, quelles sont vos ambitions pour 2013?

De vivre, d’aimer, de créer et de partager la vie avec de belles et bonnes personnes. Nous serons toujours créatif, si nous gardons nous oreilles intactes.

Un petit cadeau du chanteur punk.

Un petit cadeau du chanteur punk.

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